16/04/2013

L'état policier selon l'UDC

En proposant dans son initiative "pour les familles" un allègement fiscal aux familles qui ne placent pas leurs enfant en crèche, chez les grand-parents ou une voisine, l'UDC veut instaurer un état policier.


Assez paradoxalement (mais l'UDC vit de cette pseudo-logique) l'UDC veut que le fisc et l'état entrent par la grande porte dans nos foyers pour vérifier que nos enfants sont bien là sous la surveillance de la mère (le père éventuellement mais ce n'est pas clair).

Ceci nous suggère cette petite scène (que l'on espère rester du domaine de la fiction) qui se passe en 2014 après le succès de l'initiative de l'UDC:

- Bonjour Madame (ou Monsieur), c'est la police des familles, nous venons vérifier que les déductions fiscales et autres subventions qui vous été octroyées, l'ont été à bon escient et que vous y avez toujours droit
- Bien entendu nous sommes en règle, nous sommes une famille responsable et nous nous occupons personnellement de nos enfants.
- Permettez-nous d'entrer pour un petit entretien.
- Je vous en prie, mais excusez le désordre, c'est un jours spécial.
- Pas de problème, récapitulons: vous avez 5 enfants : un bébé fillette de 6 mois, deux garçons de 2 et 4 ans respectivement, et deux jumelles de 6 ans est-ce correct? Pouvez-vous nous les présenter.
- C'est que justement, c'est un jour spécial, mon mari à du aller chez un fournisseurs en Autriche et je dois assurer la comptabilité et la surveillance du magasin. Les enfants ne sont pas là.
- Vous n'avez pas de jeune fille au pair pour les surveiller ?
- Ben, c'est que notre budget est modeste et nous économisons chaque sous.
- Mais alors ou sont-ils?
- Le bébé est chez sa tante à Lausanne, les deux garçons sont chez une maman de jour dans le village et les deux jumelles chez leurs grand-parents en suisse allemande.
- C'est une situation anormale; cela se produit-ll souvent?
- Ben on fait de notre mieux, en principe les enfants sont ici mais on ne peut pas garantir.
- Mais vous travaillez et votre mari aussi.
- Très peu, juste de temps à autre pour aider, vous savez les temps sont dur pour notre petit commerce, nous devons faire tout nous-même sans aide.
- Je comprends, mais dans ces conditions, madame, je dois faire un rapport détaillé à l'autorité de surveillance. Un fonctionnaire du service des impôts prendra contact avec vous pour discuter de la situation et il sera statué sur vos droits. Le cas échéant vous pourrez faire appel auprés de la commission de conciliation puis ensuite auprès des tribunaux.
- Mais !!!
- Je regrette, Madame, mais la loi est la loi, au revoir et merci de votre accueil.

Bon : tout est imagination et bien entendu l'initiative sera balayée par le peuple, mais sait-on jamais.

 

 

 

 

 

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