25/09/2012

OGM : Si vous n'avez que peu d'arguments parlez plus fort

Les nouvelles de ces derniers jours nous le confirment, nous savions que les ténors du lobby anti-OGM savaient donner de la voix, ce que nous ne savions pas c'est que ceci peut être mesuré avec précision. Nous vous donnons donc en primeur (avant même de soumettre notre manuscrit à une revue scientifique prestigieuse) les résultats de nos recherches (bon! ce n’est pas tout à fait vrai on en a déjà fait part à des journalistes bien choisis mais sous embargo et avec interdiction de consulter des experts).


L'idée d'utiliser les données que nous accumulons depuis des années, nous avait été suggéré par un évènement indépendant. En feuilletant les journaux, nous étions tombés sur un article du Bloc-Note de Didier Nordon paru dans le numéro de février 2011 de la revue "Pour la Science".
Dans cet article intitulé "LA VOIX DU PLUS FORT EST TOUJOURS LA MEILLEURE" Didier Nordon faisait remarquer que ceux qui suivent une mode et qu'il appelle les suivistes "..ne poussent pas leur intérêt pour le sujet jusqu'à se donner les moyens d'une analyse sur le fond.". Si ils crient si fort c'est "…Parce qu'ils prennent cela pour une preuve qu'ils sont dans le vrai.".
Nous savions que ceux qui répètent "ad nauseam" la bible des anti-OGM : les plantes transgéniques sont un danger pour la santé et l'environnement, il n'y a pas à leur sujet de recherche indépendante, tous les scientifiques sont des vendus, le peuple n'en veut pas etc …. savent se faire entendre des média. Ce que nous avons découvert c'est que, dans les débats, ils parlent effectivement très fort.
Le 12 janvier 2011 s'était tenu un séminaire organisé par l'alliance des démocrates et des libéraux européens consacré à "L'évaluation des risques des OGM - Débat entre scientifiques membres et non-membres de l'EFSA ". speakloud.jpg
Une retranscription audio de ce débat est disponible sur Internet.
Nous vous présentons sous forme d'un graphique audio la retranscription de 12 min en fin de séance où les intervenants disposent chacun de 3 min pour résumer leurs prises de position au commissaire Dalli. On constate effectivement que, en accord avec l'hypothèse de Didier Nordon, les deux militants anti-OGM (la suissesse Angelika Hilbeck & le français Gilles-Eric Séralini membres du CRIIGEN) parlent quelques décibels au-dessus des deux membres de l'EFSA (European Food Security Agency) venus expliquer les procédures de contrôle mises en œuvre au niveau européens (Karine Lheureux & Claudia Paoletti). La retranscription audio (données brutes) d'un enregistrement de ces mêmes 12 minutes est disponible pour ceux qui douteraient de notre analyse.
podcast
Faut-il déduire tout cela que les milieux anti-OGM n'ont que peu d'argument solides à faire valoir dans un débat ? C'est en tout cas la conclusion sans appel de notre étude originale, indépendante et neutre. 

Commentaires

C'est assez drôle, en effet. Comme si parler plus fort donnait plus raison. Mais les sciences humaines ne sont pas des sciences exactes...

Néanmoins, n'oubliez pas qu'il y a un biais. Si l'affaire des OGM dans son entier se jouait dans un débat contradictoire d'argumentation scientifique, votre billet aurait été pleinement pertinent. Mais la partie la plus importante de cette affaire se passe en coulisse: dans combien de pays le peuple n'a-t-il pas eu son mot à dire et ces produits ont été imposés par le fait accompli ? Et pour nos pays plus démocratiques: qui contrôle (et dans quelles conditions) les études d'innocuité des fabricants ?

Écrit par : Fufus | 25/09/2012

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