10/08/2009

Petite lecture pour l'été

Il est toujours bon d'avoir, à côté des romans et recueils de poèmes indispensables, un petit livre utile pour les grands débats de la rentrée. Dans ces temps de restrictions budgétaires, inévitables et impopulaires, s'interroger sur le coût réel et les conséquences d'un écologisme à la mode ne fait pas de mal.


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Aujourd'hui il est devenu presque inévitable de recourir à des réglementations de plus en plus complexes pour gérer la vie sociale et communautaire. Ces réglementations lorsqu'elles s'attaquent à des problèmes de santé publique ou de gestion de l'environnement sont parfois justifiées mais trop souvent basées sur des a priori sans bases scientifiques solides. Si les politiques, auxquels revient la responsabilité de légiférer, le font souvent à bon escient il leur arrive de plus en plus d'écouter et de prendre pour bon argent les vociférations des prêcheurs de l'apocalypse.

Le livre de Jean de Kervasdoué Les prêcheurs de l'Apocalypse : Pour en finir avec Kersvadoué0001.jpgles délires écologiques et sanitaires, paru en 2007 chez Plon mais réédité l'année passée chez Hachette / Littérature, augmenté d'une postface nous met en face de nos responsabilités. Nous devrions cesser d'écouter ceux qui font profession de crier au loup, mais nous recentrer sur une approche rationnelle et consensuelle des problèmes. Si nous ne le faisons pas, ce sont non-seulement nos impôts et les prix qui vont nous rappeler à la raison, mais aussi les effets à  terme de notre aveuglement et de notre fascinations pour les modes du jour qui vont compromettre ce développement durable tant souhaité. Dans les domaines de la santé c'est un délire toxicologique ou la panique devant une pandémie possible mais incertaine, dans celui de l'agriculture c'est la phobie des OGM et autres biotechnologies, dans le domaine climatique c'est une foi injustifiée en des énergies de substitution supposées non-polluantes. Les bons sentiments ne font pas une politique, les bonnes intentions non plus. Nous devons savoir prendre des risques, nous réapproprier les savoirs technologiques et scientifiques tant décriés par l'écologisme politique. Le monde est fini, les ressources naturelles sont limitée et d'ici 2050 il y aura 2 à 3 milliard d'être humains de plus sur notre petite planète. Il va falloir partager, nous serrer la ceinture; soyons donc un peu sérieux.

Lisez Kervasdoué, c'est intelligent et ça fait réfléchir; une sorte de fitness pour l'esprit.

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